Printemps, changement d’heure et économies d’énergie

Comment économiser l’équivalent de la conso annuelle en éclairage de 800 000 ménages ? En changeant d’heures deux fois par an ! Le prochain changement, pour passer à l’heure d’été aura lieu ce week-end, dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 mars. Ce qui signifie qu’il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise nouvelle : perdre une heure de sommeil. La bonne nouvelle, gagner en soleil… et en économies d’énergie. Tout l’intérêt de ce changement d’heure ! Et si on y voyait plus clair ?

concept

Pour la petite histoire

  • 1916. Première guerre mondiale. Plusieurs pays, dont l’Angleterre et la France, choisissent de mettre en place le changement d’heure. L’objectif est double : économiser en éclairage en cette période de guerre et faire mieux correspondre les heures d’activité avec les heures d’ensoleillement.
  • 1975. Disparu après la seconde guerre mondiale, le changement d’heure revient sur le devant de la scène suite au choc pétrolier de 73. Économiser sur l’éclairage en profitant de soixante minutes supplémentaires de lumière naturelle le soir permet alors de compenser avec le prix croissant du pétrole.
  • Début des années 80. L’ensemble des pays de l’Union Européenne adopte ce concept pour faciliter et harmoniser les transports, les communications et les échanges au sein de l’Union. Au total, ce sont 70 pays à travers le monde qui avancent l’heure de soixante minutes au printemps et reviennent à l’heure initiale six mois plus tard.

Objectif : réaliser des économies d’énergie

Le principe est simple : une heure en moins le matin et une heure en plus le soir permettrait de gagner une heure en éclairage chez soi le soir. Conséquence directe : une conso d’électricité revue à la baisse et une facture qui s’allège au même titre que la garde-robe.  Ce qui va aller en s’arrangeant au cours de l’avancée dans la belle saison !

Tel est le constat que l’on peut dresser à titre individuel dans chaque foyer. Mais qu’en est-il à l’échelle nationale ? Et bien, des économies en électricité d’environ 1,2 milliards de KWH (Kilowattheures), soit l’équivalent de la consommation annuelle en éclairage de la ville de Marseille ou de 250 000 tonnes de pétrole.

Preuve que l’on peut combiner efficacement économies, écologie… et confort de vie ! Car l’autre bénéfice d’une telle mesure est de profiter réellement du printemps et de l’été, grâce à des journées plus longues qui laissent place à plus d’activités le soir. D’ailleurs, on est dans le vif du sujet 🙂

Une mesure qui ne fait pas l'unanimité

Malgré les économies non négligeables qu’il enclenche, le changement d’heure fait débat en Europe et est de plus en plus remis en question. 7 directives européennes ont déjà été écrites sur le sujet, y compris celle qui précise les conditions exactes de ce changement biannuel (dernier dimanche de mars à 2 heures du matin et dernier dimanche d’octobre à 3 heures du matin).

Désormais, la 8ème directive soulève la question du maintien du changement horaire. Pourquoi ? Parce que les montants évoqués au paragraphe précédent pour chiffrer les économies d’énergie liées au changement d’heure peuvent paraître énormes à des novices mais qu’ils ne représentent en réalité qu’un faible pourcentage de la consommation d’un pays. En France, par exemple, le gain équivaut à… 0,5% des volumes consommés.

Mais aussi parce que ce changement horaire aurait un effet négatif au niveau "bien-être et santé". La Commission européenne a publié une étude sur son impact selon laquelle il viendrait perturber notre sommeil, notre alimentation et notre humeur.  

Notre avis

Notre avis chez Sowee ? 1. II n'y a pas de petites économies. 2. Les symptômes relevés semblent pourtant moindres comparés à celui d’un décalage horaire après un voyage … Il va donc nous falloir plus d'études et de chiffres pour nous convaincre qu’abandonner le changement d’heure est réellement une bonne chose.

En attendant, vive les économies, et les journées plus longues !

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